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| Le 8 mars 2026 | 2026-03-08T20:52:38+01:00 | false |
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2026-03-08 |
Comme souvent le dimanche, je suis allé courir. Il se trouve que j'ai également couru hier, un samedi, ce qui est plus rare. Ce qui fait trois sorties cette semaine. D'ailleurs, ça commence à aller mieux et j'ai eu beaucoup de plaisir ce matin. Mais c'est normal, parce que le dimanche est un jour où je suis bien reposé en général, je peux courir le matin, mais après avoir pris le temps de démarrer lentement la journée. De plus, il faisait beau, la température était clémente sans être chaude, et l'air était saturé de chants d'oiseaux. Difficile de faire mieux.
Dès le début, j'ai croisé quatre verdiers d'Europe qui se pourchassaient, peut-être l'occasion de constituer des pairs en vue de la reproduction. Plus loin, un chardonneret élégant bien en vue sur une branche. Puis, trois pics épeiches dans une activité similaire à celle des verdiers, avec moult cris. Et tout du long, à l'oreille, il y avait des pinsons des arbres, des fauvettes à têtes noires, des rouges-gorges familiers, des sittelles torchepot, des grimpereaux des jardins, des pics verts, des mésanges charbonnières, des mésanges bleues, des merles noirs, une bergeronnette grise, un grand cormoran.
J'ai lu un texte sur Tsedek! qui ne m'a que moyennement parlé, mais qui était néanmoins intéressant. « Moyennement parlé », parce que je me sens de plus en plus étranger à la « spiritualité ». Je respecte le vécu des gens à qui ça parle, mais c'est tout. Je vois de plus en plus l'idée dans des milieux de la gauche dans lesquels je me reconnais en bonne partie, selon laquelle la gauche peine à enthousiasmer à plus grande échelle, parce qu'elle est trop matérialiste et pas assez spirituelle. Et je ne comprends pas. Déjà pour le trop matérialiste, je pense au contraire qu'il y a encore des efforts à faire, pour le comprendre plus profondément, l'actualiser au regard des connaissances scientifiques (physique, biologie, histoire, sociologie, philosophie des sciences, etc.), et le débarrasser du positivisme. Par exemple. Ensuite, parce que je ne vois pas comment intégrer le « spirituel » à un projet collectif égalitaire. On arriverait à se mettre d'accord sur des éléments communs de base, sur ces questions ?
Mais ce n'est pas même le sujet. Cet article m'a suffisamment intrigué pour rechercher ce que je pouvais trouver sur son auteur, un historien qui en l'occurrence interroge un rabbin. Et je suis tombé, assez rapidement sur un article publié par Les temps qui restent. Je pense que c'est une lecture utile actuellement. Il donne un aperçu historique des usages de la comparaison aux Nazis qui ont pu exister dans la société israélienne depuis 1948 à aujourd'hui.
J'ai aussi regardé la deuxième vidéo de Geoffroy de Lagasnerie sur sa critique de la démocratie (je pense que je vais chercher son livre). Ces deux vidéos (je me réjouis de la prochaine, dans 2 semaines) sont troublantes. Il n'est pas difficile d'être convaincu de la pertinence d'une critique de la démocratie. Mais le plus souvent, c'est une critique de cette démocratie-là, qu'il faudrait corriger, parfaire, ou véritablement réaliser. Le propos de Lagasnerie est bien de critiquer la démocratie elle-même, par exemple le principe d'une concurrence libre des idées, des opinions, quelles qu'elles soient. Ou qu'on peut, démocratiquement, nuire à un grand nombre de personnes. Ou encore que les décisions démocratiques peuvent être orthogonales aux savoirs scientifiques.
Voici les liens des deux vidéos :
Comme il semble que j'utilise un peu plus mon site personnel en ce moment, j'ai des envies d'apporter quelques petites améliorations ici ou là.
Rédigé en écoutant les disques 9 et 10 des œuvres complètes de Louis Couperin par Jean Rondeau.