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iGor milhit e9ba75cb1c
traces: quand l'aval est l'amont
c'est pourtant simple, mais je me trompe systématiquement.

Co-Authored-by: iGor milhit <igor@milhit.ch>
2026-06-28 22:03:59 +02:00
iGor milhit f8871599d2
traces: publie le résumé de la semaine
- publie le résumé de la semaine.
- ajoute des ancres pour les sections.
- configure un archétype pour les prochaines fois.

Co-Authored-by: iGor milhit <igor@milhit.ch>
2026-06-28 18:42:27 +02:00
iGor milhit fc42cf72d6
traces: corrige la liste des fruits et légumes
Co-Authored-by: iGor milhit <igor@milhit.ch>
2026-06-21 21:37:23 +02:00
iGor milhit ea86a9c056
traces: publie un petit résumé de la semaine
un résumé qui ne mentionne que la musique, une lecture en cours et la
liste des fruits et légumes de la semaine.

Co-Authored-by: iGor milhit <igor@milhit.ch>
2026-06-21 19:04:55 +02:00
iGor milhit 264ab0ab1c
traces: un bilan de la semaine qui se termine
Co-Authored-by: iGor milhit <igor@milhit.ch>
2026-06-14 18:14:56 +02:00
iGor milhit a8266b48b7
Explorations, lectures: publie le billet sur Babel
Co-Authored-by: iGor milhit <igor@milhit.ch>
2026-05-26 12:28:00 +02:00
iGor milhit 7f6bebfcd9
exploration, traces: publie le billet réécrire
Co-Authored-by: iGor milhit <igor@milhit.ch>
2026-05-10 10:48:45 +02:00
iGor milhit d0a136203d
lives: publie le lundi bleu ensoleillé
- Publie l'enregistrement et la liste de morceaux du 15ᵉ live.

Co-Authored-by: iGor milhit <igor@milhit.ch>
2026-03-10 20:01:03 +01:00
11 changed files with 498 additions and 3 deletions

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@ -3,7 +3,20 @@ title: "{{ replace .Name "-" " " }}"
date: {{ .Date }}
draft: true
categories: ["traces"]
tags: ["semaine"]
tags: ["musique", "lectures", "fruits et légumes", "maintenant", "semaine"]
slug: {{ .Name }}
markup: pandoc
---
::: {#listening}
:::
::: {#reading}
:::
::: {#eating}
:::

View File

@ -0,0 +1,76 @@
---
title: "Babel"
date: 2026-05-25T18:50:47+02:00
draft: false
categories: ["explorations", "lectures"]
tags: ["impérialisme", "colonialisme", "traduction", "roman"]
slug: babel
---
Le divulgâchage n'existe pas. Non parce qu'il est absent du dictionnaire des
mots français du correcteur de mon éditeur de texte. Plutôt parce que je suis
convaincu qu'une œuvre narrative qui repose uniquement sur l'ignorance d'un ou
plusieurs éléments pour nourrir l'attention de son public ne le respecte pas.
Il lui vide les poches tout en fournissant du temps de cerveau disponible à la
reproduction de la domination de la classe qui possède le capital.
C'est simple, c'est donc trompeur. Je vais tout de même faire attention à ne
rien te dévoiler en parlant d'un roman que j'ai lu récemment: \
K{{<smallcaps "uang" >}}, Rebecca F., 2022. *Babel or the necessity of
violence: an arcane history of the Oxford translators' revolution.* New York,
NY: Harper Voyager. ISBN 978-0-06-302142-6.
C'est un roman qu'on pourrait qualifier d'*historico-fantastique*[^1]. Il se
passe dans un de nos passé, mais un de nos passé qui ne s'est pas passé
puisqu'il est subtilement différent de l'histoire «officielle», afin d'être
plus fidèle à la réalité passée et présente. Et dans ce sens-là, c'est un très
bon roman. Un roman qui se lit très bien, malgré ici ou là quelques petites
longueurs. Il ne faut pas être trop attentif à la vraisemblance ou à la
cohérence, mais on est là pour se raconter des histoires, pas pour publier des
citations sorties des forges obscures de gadget-point-i-a dans une revue
scientifique à comité de lecture.
Bienvenue donc dans l'Empire sous drapeau britannique, dans la première moitié
de ce 19<sup>e</sup> siècle qui inspire tant nos élites depuis le début du
21<sup>e</sup>, probablement parce qu'entre XXI et XIX, on se trompe
facilement. Ou simplement parce que la domination bourgeoise, c'était encore
mieux avant? Ou encore plus simplement, parce que nous vivons toujours dans
cette séquence historique, même si elle a changé récemment, quelque part autour
de la guerre civile européenne du 20<sup>e</sup> siècle.
Cet empire, impérialiste (eh oui) et capitaliste ne tourne pas encore
uniquement aux énergies fossiles et au *machine learning* pour surveiller,
punir, et tuer. Mais une technique qui mêle le travail de l'argent et certaines
propriétés de la traduction a pris cette place centrale. Ce qui suppose
exploiter la ressource que sont les locuteurs et locutrices des langues,
surtout s'iels sont polyglottes. Ce qui rapproche ces personnes, parfois
colonisées, du centre de l'Empire. Et les place à la fois dans un conflit de
loyauté (qui se résout sans trop de dilemme cornélien) et là où certaines
actions peuvent être décisives. Il va y avoir de l'action.
Pour qui s'intéresse au monde dans lequel on vit, rien de très nouveau. En
revanche, je n'ai pas l'habitude (certainement par ignorance) de voir ces
sujets traités sous cette forme-là et c'est précieux. Du moins, au moins pour
les blancs et les blanches qui veulent bien se laisser décentrer pour essayer
d'un peu mieux se connaître.
Je l'ai lu en anglais, c'est donc que la langue est tout à fait abordable. Le
titre existe aussi en traduction française, et, dans un sens, s'il est un livre
qui doit aussi être lu dans une traduction, c'est bien celui-ci. Comme s'il
existait des choses à ne pas traduire, ou pire, des expressions qui ne soient
pas une traduction. Représenter, c'est traduire. On n'en sort pas.
C'est en regardant un *Algorithme* d'Histoires crépues que j'ai découvert cet
ouvrage, allez donc vous balader sur [Histoires crépues][1]. C'est le
2<sup>e</sup> livre en peu de temps que je lis grâce à elleux (ou plutôt à
Seumboy, vu que c'est dans les deux cas à la suite d'une de ses
recommandations). Je t'en parlerais peut-être.
<!-- références -->
[^1]: Je ne doute pas qu'une étiquette plus précise existe déjà pour cette
catégorie. Peut-être *fantasy-historique* ou *uchronie*.
[1]: https://histoirescrepues.fr/ "Le site web d'Histoires crépues, tu y
trouveras le lien vers les vidéos machintube."

View File

@ -0,0 +1,115 @@
---
title: "La semaine bientôt passée"
date: 2026-06-21T17:47:50+02:00
draft: false
categories: ["traces"]
tags: ["musique", "lectures", "fruits et légumes", "maintenant", "semaine"]
postimage: choulex.jpg
postimagedescription: "Graminées et bosquets dans la lumière rasante du matin en campagne genevoise, avec le jura au fond."
slug: la-semaine-bientôt-passé
markup: pandoc
---
Cette semaine, je me suis dit que je n'avais pas beaucoup écouté de musique,
mais pour finir, il y a quand même de quoi faire une petite liste:
::: {#listening}
- Un peu de reggae. Tout ça à cause d'adolescent-es qui ont fait une vidéo
accompagnée d'*Hotel California* de The Eagles. Et en cherchant sur le web
des infos sur cette chanson, je suis tombé sur une prétendue reprise de la
chanson par Bob Marley. Prétendue, parce que l'image de la vidéo ne
correspond pas au son, qui semble être simplement l'original. Alors autant
aller écouter du Bob Marley, et puis du Mike Dread, et ainsi de suite.
- Samedi matin, en rentrant du marché, dans le petit pré de la maison de
quartier, il y avait un concert, un groupe de jazz, et c'était amusant, parce
qu'il y avait plus de gens sur la scène (batterie, contrebasse, clavier,
guitare et flûte traversière) que dans le public (1 adulte et 1 enfant à
notre arrivée). Certainement dans le contexte de la fête de la musique. Le
son était bon, l'ambiance extraordinairement paisible. De la musique, 2-3
enfants qui jouaient sur la place de jeu non loin, un merle qui chantait, des
martinets qui fendaient le ciel, et encore un peu d'ombre sous la fraîcheur
des arbres. On s'est pausé et on a eu droit à une interprétation vraiment
bonne de *Freedom Jazz Dance* d'Eddie Harris. Terriblement émouvante, mais
une émotion beaucoup moins suspecte que celle des Eagles ci-dessus. Une fois
rentré, je suis allé chercher dans mes disques des versions de ce titre, et
il y en avait quelques-unes, dont Miles Davis et Miroslav Vitous.
- Le dernier disque de Yazz Ahmed, [*Shirin-Yoku*][1], un peu plus «electro»
que d'habitude. Passe très bien.
- Le dernier disque de Martina Topley Bird, [*Forever I Wait*][2], une artiste
que j'avais bien entendu découvert au travers de Tricky et une artiste qui
vieillit vraiment bien. Assumer que le temps passe est poétique.
- Réécouté du Vernon Reid, que ce soit sous son nom à lui, ou dans d'autres
groupe (The Masque, Yohimbe Brothers).
- Sur le conseil d'un collègue, le très sympa *In the Buzzbag* des Brooklyn
Funk Essentials, un bon funk des années 90 avec des sonorités turques. Et ça
m'a rappelé les Brand New Heavies, alors hop.
:::
::: {#reading}
J'ai repris la lecture de [*Français et africains? Être citoyen au temps de la
décolonisation* de Frederick Cooper][3], dans une traduction Christian
Jeanmougin. C'est une vidéo de *Histoires crépues* qui m'a signalé ce titre.
Sur la fin et au sortir de la 2e guerre mondiale (ou la fin de la grande guerre
civile européenne), l'empire français est à reconstruire, alors que la France a
en grande partie été sauvée par ses colonies, par ses colonisés. Aussi, les
rapports de force ont été un peu modifiés. Le livre reprend les discussions
dans et autour de l'assemblée constituante, sur les sujets de l'union
française, ou de la fédération, ou de l'empire, ou alors celui de la
citoyenneté, unique ou différentiée, avec un suffrage universel (avec ou sans
les femmes?), ou alors avec un suffrage indirect pour les colonisés, etc. Ce
qui est surprenant, c'est que bien plus de possibilités sont envisagées que ce
qu'on pourrait imaginer aujourd'hui, qu'une bonne partie des colonisé-es
veulent bien rester français-es, si c'est l'être tout autant en droit, et pas
seulement en qualité, que les métropolitain-es. Et on ne peut s'empêcher de
voir que l'aile libérale et humaniste occidentale aimerait bien pouvoir
continuer à vendre de la verroterie (être citoyen, mais sans les droits qui
vont avec, ou alors des droits amoindris, qui ne remettent pas en cause la
supériorité politique de la métropole) contre l'accès aux ressources et au
travail. Voir qu'il est si difficile aux civilisés qui donnent des leçons à
tout le monde, en 1946, d'abandonner le travail forcé (une forme d'esclavage)
est remarquable. Relire le *Discours sur la colonisation* de Césaire.
:::
::: {#eating}
Au marché, chez les maraîchers qui vendent eux-mêmes leur production bio et
locale, il y avait:
- Des cerises. Plusieurs variétés différentes, toutes aussi excellentes les
unes que les autres.
- Des framboises, mais pas les mêmes que la semaine dernière.
- Des fraises, des fraises, des fraises.
- Et des myrtilles aussi.
- Des pommes qui se font vieilles et farineuses, mais ce sont encore des
pommes.
- Toujours des laitues romaines parce que c'est trop bon.
- Des concombres (comment j'ai pu oublier les concombres?).
- Des fenouils.
- Des courgettes.
- Des bouquets de basilic, de persil, de shizo. Le shizo je l'utilise souvent
pour l'infuser dans du kéfir de fruit (ou d'eau).
- Des ognons en bottes. De l'ail encore presque frais.
- Des colraves. J'en ai pris plus que nécessaire, et j'ai préparé un pot d'un
litre de colraves lacto-fermentés (en saumure quoi).
- Des salades.
- Des patates nouvelles.
- Du céleri en branche.
:::
Ce n'est pas visible, alors je l'explicite, mais cette liste de produits qui
font se sentir vivant est là pour dire qu'on a vraiment besoin d'une [sécurité
sociale de l'alimentation][4]. Ce sont ce genre de disruption que l'on demande.
C'est pourtant pas compliqué.
<!-- références -->
[1]: https://yazzahmed.bandcamp.com/album/shinrin-yoku "L'album sur bandcamp"
[2]: https://martinatopleybird.bandcamp.com/album/forever-i-wait "L'album sur bandcamp"
[3]:
https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/fran%C3%A7ais-et-africains-9782228911559 "Le livre sur le site de l'éditeur (Payot)"
[4]: https://securite-sociale-alimentation.org/

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@ -0,0 +1,108 @@
---
title: "La semaine qui s'achève"
date: 2026-06-28T17:02:01+02:00
draft: false
categories: ["traces"]
tags: ["musique", "lectures", "fbruits et légumes", "maintenant", "semaine"]
postimage: fruits-legumes.jpg
postimagedescription: "Vue plongeante sur des fruits et légumes disposés sur une table, dans des barquettes en cartons, des sacs en papier ou tels quels."
slug: la-semaine-qui-s-achève
markup: pandoc
---
Cette semaine propose une liste d'écoute musicale très courte. C'est un effet
secondaire de la canicule-qui-est-un-choix-politique: en effet, que ce soit au
bureau ou à la maison, l'envie de mettre un casque qui couvre les oreilles est
assez peu présente, ni celle, à la maison, d'allumer un ampli et une table de
mixage qui ajoutent un peu de chaleur à la chaleur. Je ne peux pas me plaindre,
je n'habite pas dans une bouilloire thermique, mais le thermomètre intérieur
s'est baladé à l'intérieur de la fourchette `28-31+` degrés Celsius toute la
semaine. On peut tout de même signaler:
::: {#listening}
- The B-52's que j'écoute relativement rarement, mais toujours avec le même
plaisir, ce côté légèrement décalé et narratif m'emballe à chaque fois. Et
là, au moment d'allumer le système sonore domestique, ils me sont passés au
travers du lob frontal, inexplicablement.
- Le *Electric Circus* de Common, qui revient nettement plus souvent que les
B-52's. J'aime bien Common et tout particulièrement cet album.
- En conséquence de quoi, un peu d'Erykah Badu s'est imposé, avec l'excellent
*Baduizm*. Oui, je suis vieux, c'est pas nouveau, non?
- Natacha Atlas. Quand j'écoute le *Soleil d'Égypte*, j'éprouve une nostalgie
incommensurable, un mal du pays d'un pays que je ne connais pas, où je ne
suis jamais allé. Mais cette chanson parle de moi comme de chacun et chacune
de nous, je crois. Ou peut-être pas, peu importe. Et ce n'est certes pas la
seule chanson des disques de Natacha Atlas qui me fait frissonner.
- Par la grâce du *random* de mon gestionnaire de musique, je suis tombé sur
[Yasushi Ide presents Lonesome Echo Strings Meets The World (Remixed By
Kenny Dope And Masters At Work)][1], un morceau décliné par deux fois en
version électronique et c'est vraiment bien.
- George Clinton, *T.A.P.O.A.F.O.M*. J'adore cet album. J'aime beaucoup George
Clinton et les groupes auxquels il a participé, mais celui-là un peu plus que
les autres. Certains morceaux ont un groove inégalable. Ou presque.
:::
Il a bien dû y avoir d'autres choses, notamment un mix personnel qui a plus de
10 ans désormais, mais voilà pour cette fois.
::: {#reading}
J'ai continué la lecture de *Français et africains?*[^1], que j'ai interrompu
une nouvelle fois (c'est un livre un peu sec à lire, on rentre vraiment dans le
détail de débats institutionnels, intéressants, mais c'est détaillé-détaillé).
Je suis en train de terminer le petit *Technique autoritaire et technique
démocratique* qui réunit deux articles de Lewis Mumford et une note
biographique par la traductrice Annie Gouilleux. J'imagine que je suis tombé
sur cette référence dans un texte sur le web qui parlait d'«IA», et plus
généralement du numérique, il me semble. Ce sont deux textes qui datent des
années 60-70 et qui portent sur l'idée que les animaux humains ont développé la
technique d'abord à partir de leur corps et que la *mégamachine* est très
ancienne (par exemple l'organisation humaine qui a permis les constructions
égyptiennes de l'antiquité) et autoritaire. Alors que les techniques
démocratiques, également très anciennes (depuis que les animaux hominidés se
sont mis à élaborer des outils de pierre, notamment) se caractérisent par
l'autonomie et la collaboration. Pour l'auteur, la deuxième moitié du
20<sup>e</sup> siècle est en passe de voir disparaître les techniques
démocratiques, au moins dans les sociétés insérées dans la modernité
occidentale. \
C'est passionnant, parfois extraordinairement actuel, même si ici ou là se
trouvent des remarques réactionnaires, ou du moins facilement récupérées par
les réactionnaires contemporains. Mais c'est assurément une lecture utile pour
réfléchir à notre situation qui (me) semble inextricable.
:::
::: {#eating}
Au marché, chez les maraîchers qui vendent eux-mêmes leur production bio et
locale, il y avait:
- Les dernières cerises de la saison. Peut-être les meilleures. Des amies pour
mieux supporter la température intérieure.
- Des fraises indescriptiblement bonnes. J'ai peut-être oublié, mais je crois
que jamais je n'ai eu en bouche un tel goût de fraise.
- Du cassis, des groseilles, des myrtilles.
- Des abricots un peu moins locaux (Valais, plus de 150 kilomètres à l'amont du
Rhône) et qui pourraient mûrir encore un peu.
- Des choux pointus (ou nouveaux).
- Des laitues romaines, plus petites alors plus nombreuses.
- Des salades.
- Des concombres, un par jour de la semaine.
- Des courgettes.
- Des aubergines.
- Des poivrons.
- Des tomates qui pourraient faire comme les abricots et mûrir un peu plus.
- De l'ognon en botte et de l'ail.
- Des bouquets de basilic, menthe, shizo.
- Et pas de pommes, c'est fini jusqu'à bientôt.
:::
<!-- références -->
[1]: https://www.discogs.com/release/16546-Yasushi-Ide-Presents-Lonesome-Echo-Strings-Meets-The-World-Remixed-By-Kenny-Dope-And-Masters-At-Work "Album sur Discogs"
[2]: /la-semaine-bient%C3%B4t-pass%C3%A9/#reading "Lien vers la lecture de la semaine précédente"
[^1]: Voir la lecture de la [semaine précédente][2].

View File

@ -0,0 +1,86 @@
---
title: "La semaine qui se termine"
date: 2026-06-14T17:14:35+02:00
draft: false
categories: ["traces"]
tags: ["semaine", "maintenant", "lecture", "fruits et légumes", "musique"]
slug: la-semaine-qui-se-termine
markup: pandoc
---
Cette semaine, j'ai écouté:
::: {#listening}
- Janelle Monàe, à peu près tout ses albums. C'est une redécouverte, et
j'apprécie encore plus qu'à la découverte précédente!
- Le Jeff Parker ETA IVtet à l'occasion de la sortie du dernier disque, *Happy
today* qui est vraiment bien, mais ça serait dommage de ne pas (ré)écouter le
précédent, *The Easy Way Out* qui pourrait bien être encore meilleur. Une
transe jazz qui se construit à mesure, rarement le mot improvisation aura été
mieux incarné.
- L'album [*Mana*][2] de l'artiste Kalia Vandever, qui joue du trombone et
s'accompagne à la voix et au piano.
- [Jaubi][3], un groupe de jazz qui fusionne orient et occident, l'orient étant ici
représenté par l'Inde et le Pakistan. Mais ils le font d'une façon assez
nouvelle et bien exécutée.
- Et je redécouvre beaucoup de choses en ce moment, parce que je ressors des
cartons de CD de la cave pour les (re)convertir en fichiers avant de les
donner, comme par exemple cette compilation de morceaux électroniques locaux
sous le terme générique [d'*Hosomaki:mix*][1] qui contient quelques pépites.
Ce qui m'a fait réécouter DJ Goo aka The Gooster, et quand même, c'est
chouette.
:::
::: {#reading}
Sur ma table de chevet, depuis un bon moment il y a *Empire of AI* de Karen
Hao, et ça en vaut la lecture. La journaliste écrit l'histoire d'OpenAI sur
plus de 10 ans, et ce doit être un bon condensé de l'histoire du
*machine-learning* contemporain. J'y ai compris un peu mieux ce que signifie le
travail humain pour l'apprentissage renforcé, à quel point ces modèles sont du
début à la fin de la numérisation de compétences humaines. Des métiers à tisser
aux LLM, en passant par tous les machinAO avec lesquels on a joué ces derniers
20 ans, ça se résume à ça: numériser les savoir-faire humain, pour le profits
de quelques-uns. \
Faudra que j'en fasse un bref compte-rendu de lecture, peut-être, une fois.
:::
::: {#eating}
Et samedi chez les maraîchers qui ont bravé la propagande autoritaire des
autorités illégitimes (oui, c'est une sorte de pléonasme, mais qui mérite
d'être déplié) pour venir au marché, dans la catégorie bio et locale, il y
avait:
- Des choux nouveaux, ou pointus, c'est trop bon.
- Des laitues romaines pour les manger en salade ou sautées à la poêle.
- Des courgettes.
- Des traces de brocolis, mais je suis arrivé trop tard pour participer au
festin.
- Des ognons frais.
- Des bouquets de basilic, de menthe marocaine.
- Des bouquets de carottes, aussi.
- Des myrtilles, des framboises, des fraises, des cerises.
- Quelques pommes rescapées.
- De la farine de Rouge de Bordeaux et de la farine de sarrasin.
:::
Voilà un billet qui ne ressemble pas vraiment à ce que j'avais imaginé (une
sorte de YAML), ce que je peux être verbeux.
Sinon, en douce et en lenteur, je retravaille l'apparence et la structure de ce
site (*simplifier, simplifier, simplifier*), je me demande bien pourquoi vu que
le seul web qui vaille de nos jours, ce sont les flux de syndication. Aller, je
t'embrasse (comme ça, je sais pas d'où ça m'est venu).
<!-- références -->
[1]: https://mentalgroove.bandcamp.com/album/hosomaki-mix-3 "Le disque sur
Bandcamp"
[2]: https://intlanthem.bandcamp.com/album/mana "Le disque sur Bandcamp"
[3]: https://jaubi.bandcamp.com/album/a-sound-heart "La page du groupe sur
Bandcamp"

View File

@ -0,0 +1,53 @@
---
title: "Réécrire"
date: 2026-05-10T10:35:53+02:00
draft: false
categories: ["explorations", "traces"]
tags: ["lire", "écrire", "documentation", "résistance"]
slug: réécrire
---
Convoquer *Les Croisades* au début d'un nouveau siècle, d'un nouveau
millénaire. Rendre *Le Mal Absolu* le plus quotidien possible, normal, au nom
de la défense de *La Civilisation*, au nom de la dénonciation du *Mal Absolu*,
mais l'Autre. Voir proliférer les Majuscules, mais sans la poésie désuète des
textes baroques.
Révélation.
Réécrire la réalité. Dénicher des spécimens textuels spécifiques, guidé
par une contingence contrainte, une sérendipité orientée. Cap sur une
projection inédite de la sphère planétaire, ou plutôt écartée, minoritaire.
Quel est l'état des connaissances à un moment T, ou plutôt R comme
réactionnaire, sur l'Évolution, les hominidés, les hominines, les homo
sapiens? Relire l'histoire, mais *documentée* par d'autres, tenter de se
percevoir en les *écoutant*. Quels sont les témoignages, les recherches, les
enquêtes qui permettent de voir d'un autre jour, d'autre point de vue, la
modernité occidentale, la *Weltanschauung* en apparence hégémonique ? Dépasser
la fiction qu'elle se raconte d'elle-même et observer ce qu'elle fait, ce
qu'elle dit parfois sans déguisement ni maquillage, et expérimenter toute
appartenance comme un encombrement. Définition temporaire du sac de nœuds
dynamique du réseau d'identités qui fabrique de «l'identité», qui *réécrit* à
chaque instant «l'identité».
Réécrire la réalité, non pas pour s'évader, mais rejoindre les résistances, les
effort d'émancipations.
En réalité, réécrire la réécriture de la réalité. Et recommencer sans cesse,
des ruptures en continu, sentir le plancher se dérober à mesure qu'il se
construit. Conserver le droit à la simplification, à l'erreur manifeste donc
(qui ne s'oppose pas à la vérité, mais à l'erreur subtile), afin d'agir et de
voir les autres agir, et les accompagner ou s'y opposer, ou simplement laisser
faire.
*Ce texte est une forme de réaction, de dérive improvisée du billet d'Arthur
Perret: [réécrire la réalité][1]. J'ai pris conscience que c'est à peu près ce
que je cherche à faire en lisant et ça me donne la motivation de continuer,
malgré le fait que ce processus me fait vivre dans un décalage constant, qui va
s'aggravant. Une forme de solitude, bien que je ne sois pas le seul, loin de
là. La preuve: existe du matériel imprimé qui me donne les moyens de réécrire
le réel.*
<!-- références -->
[1]: https://www.arthurperret.fr/blog/2026-04-20-reecrire-la-realite.html

View File

@ -3,13 +3,56 @@ title: "Un lundi bleu ensoleillé"
date: 2026-03-08T11:45:49+01:00
draft: false
params:
announce: true
announce: false
categories: ["musique"]
tags: ["streaming", "listening", "live"]
postimage: "un-lundi-bleu-ensoleille.jpg"
postimagedescription: "Une montagne enneignée dans le bleu sombre du ciel après le couché du soleil."
markup: pandoc
slug: un-lundi-bleu-ensoleillé
---
*Mise à jour*
Tout ne s'est pas passé comme prévu. J'ai eu un souci avec le logiciel qui gère
les effets (*EasyEffects*), ce qui envoyait un bon gros sale bruit. Le temps de
m'en apercevoir et de relancer le tout, le set pour de bon a commencé 5 bonnes
minutes plus tard. Mais il a eu lieu.
Il y a des chances pour que je fusse bien seul sur ce coin perdu des internets,
je ne le saurai jamais, je n'ai pas de surveillance, et c'est bien mieux ainsi.
Quoi qu'il en soit, j'ai eu du plaisir à passer les morceaux de la liste
ci-dessous, et je trouve que ça donne pas trop mal.
{{< published src="https://id-libre.org/audio/un-lundi-bleu-ensoleille"
legend="15ᵉ live, «Un lundi bleu ensoleillé»" >}}
::: {.tracklist}
1. `00:00:00`: Kind of Blue (Miles Davis)
1. `00:08:48`: All Blues (Dub) (Jeremy Talyor)
1. `00:12:52`: Stuff (Miles Davis)
1. `00:17:13`: In A Silent Way / Shhh / Peaceful / It's About That Time (Miles
Davis, Bill Laswell)
1. `00:20:40`: This Is Rob Swift (Herbie Hancock)
1. `00:27:28`: Suckers Never Play That (DJ Cam)
1. `00:29:09`: Malcom Was There (Part 1 & 2) (J. Rocc)
1. `00:32:06`: Strikes Again (Makaya McCraven)
1. `00:37:27`: Taking out the Trash (SML)
1. `00:41:18`: Bullet (Mark Guiliana)
1. `00:45:46`: Just Call Me Nige (Mehliana)
1. `00:51:13`: Slow Horn (antipop VS Matthew Shipp)
1. `00:55:14`: Stormy Clouds feat. Ken Shima (DJ Krush)
1. `01:00:58`: Only the Strong Survive (Bon Mix) feat. C.L. Smooth (DJ Krush)
1. `01:04:53`: The Noise Came From Here (Saul Williams)
1. `01:07:20`: Bloodletting (Saul Williams)
1. `01:11:26`: Gotta Go feat. YNQ (Dudley Perkins)
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Et le [fichier ZIP][3] qui contient les morceaux du mix, au format `flac`,
morceau par morceau, avec les métadonnées qui vont bien.
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Je vais diffuser un set musical en ligne un lundi, pour une fois. Ce sera une
première. Bleu ensoleillé, parce qu'il devrait faire beau et chaud, et que je
pense commencer à passer des disques de jazz, sur l'inspiration de ce que
@ -28,3 +71,4 @@ même, le plus rapidement possible.
[1]: /2026-03-06.md
[2]: /lives
[3]: https://id-libre.org/audio/un-lundi-bleu-ensoleille.zip

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@ -1 +1 @@
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