traces: publie le résumé de la semaine 37

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iGor milhit 2026-09-14 18:55:31 +02:00
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title: "Où est passée la semaine 37?"
date: 2026-09-14T17:26:33+02:00
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tags: ["musique", "lectures", "fruits et légumes", "maintenant", "semaine"]
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Le dimanche a été bien occupé, à vrai dire ce lundi aussi et tant mieux, dans
bien occupé, il y a bien.
## Musique {#listening}
J'écris ce billet en écoutant du Nils Frahm, plus précisément le morceau *All
armed* qui se trouve dans *Encores 3*, parce que je l'ai mis en dernier dans un
petit mix improvisé, et que je fais suivre par le disque *All melodies*,
histoire d'avoir les mains libres pour les occuper au clavier.
J'ai débuté ce petit mix en écoutant un [entretien de *Blast* avec Adèle
Haenel][1]. Il se trouve que j'étais passé à côté de la censure récente de la
carte blanche, mais pas trop. Ce qui m'a rappelé cet entretien par Salomé Saqué
que j'avais laissé de côté. Je le regarde, et je dois dire que je suis touché
par la justesse des propos d'Adèle Haenel. Le titre du livre ne semble pas
usurpé, ce serait dommage que ne le lise pas, prochainement. Et je ne devrais
pas être surpris, mais je l'ai été. C'est rare une parole qui nous remet les
pieds au sol, sur terre, et pas avec des platitudes.
J'ai dû interrompre l'écoute de l'entretien, submergé par un ensemble
d'émotions et j'ai passé une petite sélection de morceaux:
1. *Combat* d'Ela Minus, dans le disque *DIÁ*.
1. *Acid Niger* par Léonie Pernet, dans le disque *Poèmes pulvérisés*.
1. *they told us it was hard, but they were wrong.* d'Ela Minus, dans le disque
*acts of rebellion*.
1. *Love* de Meshell Ndegeocello, dans le disque *No more water: the gospel of
James Baldwin*.
1. *No one ever does* de Saul Williams, dans le disque *The inevitable rise and
liberation of Niggy Tardust*.
1. Et le *All armed* dont il est question plus haut.
Sinon, cette semaine, j'ai revisité un peu les années 80 à cause de la bande
d'annonce du film *Notre salut* vu dans un [entretien d'AuPoste][2] cette fois.
On y entend *Sounds like a melody* d'Alphaville. Je me demande si dans 40 ans
on pourra trouver des morceaux qui ont marqué leur moment, mais aujourd'hui.
Est-ce que le mode de production du capitalisme actuel fabrique ce genre de
chose?
Du coup, j'ai écouté:
- Du U2 des années 80, ça faisait longtemps.
- *Let's dance* de Bowie.
- Des disques des Cure de cette même décennie.
- Du Prince de ces années.
- Idem avec du Miles Davis.
- *Rock It* d'Herbie Hancock, dans *Future Shock*.
- Du Kraftwerk, *Computer Liebe* (qui m'a rappelé le *Dirty Computer* de
Janelle Monáe).
- Mais aussi *Master Blaster (Jammin')* de Stevie Wonder.
Et puis, rien à voir, mais il y a eu aussi quelques disques de musique
baroque (ou que j'identifie comme tel, c'est peut-être erroné, tu peux
m'envoyer au diable, je lui transmettrai ton salut, euh, je m'égare):
- Robert Michellucci et I Musici qui jouent un ensemble de concertos de Vivaldi
sous le titre *L'estro armonico, Opus 3*, mais je n'ai que le disque 2.
- Enrico Baiano (*et al.*) qui jouent aussi des concertos, ici pour clavecin.
- Fabien Roussel, Zdenka Ostadalova et Frédéric Baldassare qui jouent *Sonata da
chiesa, Opus V* d'Arcangelo Corelli. Un grand merci au disquaire qui m'avait
refilé ce CD pour m'ouvrir à d'autres choses. Les animaux humains, c'est
bien, mangez-en, euh, non, je me trompe de phrase toute faite, désolé.
- Guido Balestracci, Eunice Brandão, Gaetano Nasillo, Eduardo Egüez et
Massimiliano Raschietti qui jouent *Sonate per Viola da Gamba and Basso
Continuo, Opus. 5* toujours d'Arcangelo Corelli.
<!-- références -->
[1]: https://video.blast-info.fr/w/njjFMcV94eTWhjNkQtLRQ9 "L'entretien sur le site de partage de vidéo de Blast."
[2]: https://video.davduf.net/w/1sbVDWxzb5j69yritE4dQW "L'entretien sur le site de partage de vidéo d'AuPoste."
## Lectures {#reading}
J'ai terminé le *Décolonisons la protection de la nature* dont il était
question [la semaine passée][3] et je reste convaincu que c'est un livre
vraiment utile, qui remet une couche de l'idée qu'il est urgent d'en finir avec
l'ensemble culturel que j'appelle la modernité occidentale. Plus facile à
écrire qu'à faire.
En attendant des livres qui doivent apparaître par la magie du service publique
qui existe encore un peu et par les services de la bibliothèque, j'ai commencé
un roman: *Ainsi va Lipp* par Eleonore Frey traduit de l'allemand par Camille
Luscher. C'est magnifiquement écrit, du moins c'est ce que reflète la
traduction. On ne sait pas toujours qui parle, qui parle de qui, mais au centre
(enfin, ça c'est ce que je dis en cours de lecture) il y a l'histoire de Lipp.
Beaucoup de poésie et de réflexions sur ce qu'est la vie d'animal humain dans
la société contemporaine (ou à peu près), mais ce sont des réflexions
suggérées, ouvertes par les événements racontés et la manière dont ils sont
racontés.
<!-- références -->
[3]: c-était-la-semaine-36#reading
## Fruits et légumes {#eating}
Cette semaine, chez nos maraîchers et maraîchères bio et locales:
- Des fraises, encore!
- Des framboises, encore!
- Tiens, on a oublié les prunes jaunes et les pruneaux.
- Des figues.
- Des concombres.
- Des courgettes.
- Des oignons, mais pas en botte.
- Un fenouil, toujours avec ses fanes si bonnes.
- De la farine bise.
- Des poivrons.
- Du chou chinois.
- De la salade.
- Des aubergines.
Puisque c'est la deuxième fois que je mentionne les fanes de fenouil, je
voulais simplement donner une recette improvisée qui s'est avérée excellente et
très simple. L'idée est de faire sauter une courgette, des poivrons de couleurs
diverses, un peu de fenouil, un peu de fanes de fenouil, des carottes, le tout
dans un bon volume d'oignons et d'ail émincés, avec du piment lactofermenté, du
sel, du poivre, le jus d'un citron. Et ça fait une «sauce» qui va très bien
pour recouvrir une assiette de pâtes à la farine de Rouge de Bordeaux qui a
poussé chez nos maraîchers et maraîchères. Un délice.